Ivan de la Rionda (1966)

Artiste peintre abstrait contemporain exposé à la Galerie Catherine Pennec à Clermont-Ferrand en Auvergne (France) en 2024

 

Bibliographie

 

Artiste cubain, nationalisé espagnol depuis plus de 20 ans, il travaille dans son atelier en Bretagne au Faou depuis 5ans.

 

Formé et diplômé de l’Université des Beaux-Arts de la Havane, il décline tous les mediums et tous les formats : huile, acrylique, pastel, encre. Le geste est au cœur de son travail : fluide, rapide, impulsifs, les lignes, les ombres, et les couleurs prennent formes. Son chemin pictural au cours des années, l’emmène, du figuratif à l’abstrait. 

  

En posant un regard poétique sur les détails de la vie quotidienne, le corps, la nature, les animaux, la danse. Le mouvement est saisi au vif de son seul désir : peindre.

 

Pour cela, il se jette dans le vide en quête de l’essentiel qui n’est autre que la disparition du visible. L’objet est remplacé par des formes qui suggèrent un message métaphorique. 

 

Expositions personnelles 

2025 | SAINT-MARC | "Sur le vord affûté des ombres | Mairie de Saint-Marc

2024 | PARIS | "Salon Art Capital Paris"

2024 | CAMARET SUR MER | Chloé Arts Gallery

2021 | LANDUNVEZ | Centre d’Arts Maison des Chanoines

2020 | BREST | De Nobis Ipsis Silemus | Galerie les Abords

2019 | LANDERNAU |Galerie Françoise Patris & Galerie Manoir de Keranden,

2019 | BREST | Galerie Françoise Patris

2019 | PARIS | Galerie Gille Naudin

2018 | BARCELONE | La Zona, Centre d’Arts Contemporain, La Sala

2018 | SITGES | El silencio para una mirada asombrada | Galerie Santiago Rusiñol

2016 | CARCASSONE | Nous ne sommes pas dans le paysage | Galerie Caty Pech

2016 | SITGES | Galerie Guerrero

2015 | SITGES | Homo Ludens | Centre d’Arts Miramar

2015 | SITGES | Galerie Guerrero

2014 | SITGES | Galerie Guerrero

2014 | BREST | Galerie Zonzon

2008 | SITGES | Sobre el borde afilado de la sombra |Galerie L'Escorxador

2007 | SITGES | Galerie Gonzalo Olivan

2007 | ZURICH | Main traum und die Erinnerung | Galerie Manuel Giron
2007 | ZURICH | St gallen

2005 | SAN JUAN | PUERTO RICO | Mi sueño y la memoria, Galerie Espacio 304

2004 | SITGES | Galerie Gonzalo Olivan

2001 | BARCELONE Galerie Consejo de Arte
2001 | PUERTO RICO | Galerie Espacio 304

2001 | PANAMA | "Paraíso Recobrado" | Galerie La Rama Dorada

1995 | LA HAVANE | Las misteriosas telas blancas | Salón Solidaridad del Hotel

1994 | LA HAVANE | Criaturas de este mundo II | Salón Solidaridad del Hotel

1992 | LA HAVANE | Soledades | Palais de la veille

1991 | GUANABACOA | Sombras | Galerie Concha Ferrant

 

Expositions collectives

 

2024 | CLERMONT-FERRAND | "Tea or Coffee ?" | Galerie Catherine Pennec
2004 | SITGES | Galerie Agora 3

2003 | VALENCE | Fête de l’Art
2003 | BARCELONE | Galerie Consejo de arte

2003 | SITGES | Galerie Agora 3

2002 | BARCELONE | Galere Consejo de Arte

2002 | SITGES | Colectif de nadal | Galerie Agora 3

2002 | SITGES | Galerie Agora 3

1998 | LA HAVANE | Galerie du Grand Theatre de La Havane

1998 | BOSTON | Arts Amica Friends of the Cuban Arts

1997 | ??? | Galerie Acacia | Fête de l’Art du Portugal

1997 | PANAMA | Luz Insular | Galerie La Rama Dorada

1994 | LA HAVANE | Muestra | Salle Varona Université de la Havane
1993 | LA HAVANE | Galerie L de l’université de la Havane

1993 | LA HAVANE | Salon 13 de Marzo |Galerie L de l’université de la Havane

 

Récompenses

 

Diplôme de reconnaissance, 3ème Salon de Art 7, Complejo Cultural Yara,

La Havane, Cuba – 1994 – Mention peinture, Concours du 13 Mars, Université de la Havane, Cuba –1993 -

 

Publications

 

Revista de arte, Gal- Art:mayo-junio 2003. Isidre Roset.

L’Eco de Sitges:11 enero 2013, 13 julio 2012, 26 abril 2003, 14 diciembre 2002, 10 de agosto 2002.

Revista Cultural de Panamá, El Tragaluz:8 de noviembre 1998. Marila Vergara.


Ivan de la Rionda, Sin título, huile sur toile de lin, 2024


Entretien entre Catherine Pennec (CP) et Ivan de la Rionda (IR) le 26 août 2024

CP : Bonjour Ivan, merci d'être ici aujourd'hui. C'est un plaisir de vous accueillir avec Chloé Guillas à la Galerie Catherine Pennec pour cette exposition en Résonance avec la 17e Biennale de Lyon. Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours et de ce qui vous a conduit à votre style artistique actuel ?

IR : Bonjour Catherine, je suis ravi d'être ici. Mon parcours a débuté à l'Université des Beaux-Arts de la Havane, où j'ai développé une maîtrise des mediums tels que l'huile, l'acrylique, le pastel et l'encre. Au fil des années, mon travail a évolué du figuratif à l'abstrait, un voyage guidé par mon désir de capturer l'essence de la vie quotidienne à travers un regard poétique.

 

CP : C'est fascinant. Dans cette exposition intitulée "Tea or Coffee ?", comment vos œuvres dialoguent elles avec celles de Cynthia Pedrosa ?

IR  : Nos œuvres se complètent par leur exploration de la condition humaine, mais d'approches différentes. Alors que Cynthia se concentre sur les dynamiques sociales et individuelles, j'essaie de transcender la réalité pour révéler les vérités cachées derrière les apparences. Notre dialogue artistique met en lumière la diversité des expériences humaines et la richesse des interprétations possibles de l'art.

 

CP : Votre travail laisse une grande place à la lumière. Pouvez-vous m’en dire un peu plus ?

IR : Effectivement, c’est ce qui m’intéresse et me motive le plus. Faire émerger la lumière par les couleurs, les ombres, les clairs et surtout les transparences, tout ça fait l’objet d’un processus. En d’autres termes mon processus de création est vivant, d’une journée à l’autre, d’un séchage à l’autre, des couleurs se révèlent, des transparences s’éclaircissent ou s’estompent. C’est en ce sens que je dis que le processus est vivant, je peux travailler sur une toile, réussir à obtenir une couleur qui me satisfait et le lendemain, je vais découvrir toute la profondeur de la couleur que je n’avais pas imaginée.

 

CP :  Avez-vous besoin de vous de créer une ambiance pour travailler, écoutez-vous de la musique en peignant ou préférez-vous le silence et vous fondre dans votre création ?

IR: Habituellement je travaille dans le silence, j’ai besoin de calme pour être attentif au dialogue que j’établis avec la peinture. Lorsque je fais des pauses, j’écoute volontiers de la musique, j’écoute pour de vrai, je prends le temps de seulement écouter, d’apprécier cet art, pour mieux revenir à mes activités ensuite. La musique, peut me permettre de prendre de la distance avec une toile en cours pour la finaliser ensuite ou pour me conduire sur un chemin que je n’avais pas envisagé jusqu'à présent.

 

CP  : Votre exposition s'inscrit dans le thème de l'hospitalité de la 17è Biennale de Lyon – Art contemporain. Comment votre travail reflète-t-il ce thème ?

IR  : L'hospitalité, pour moi, réside dans la capacité de l'art à créer un espace où chaque spectateur peut se sentir invité et libre de s'abandonner à ses propres interprétations. Mes œuvres sont conçues pour être des prétextes à l'échange et à la contemplation, permettant aux visiteurs de se connecter à l'univers que je propose et de partager leurs propres ressentis.

 

CP : Une approche très accueillante et inclusive. Quelle est votre pièce préférée dans cette exposition et pourquoi ?

IR  : C'est difficile de choisir une peinture préférée, mais je dirais que le dyptique bleu "Sin titulo" occupe une place spéciale. C'est une huile sur toile de lin qui explore la fluidité du mouvement et la subtilité des ombres. Elle incarne parfaitement mon désir de saisir l'essentiel de l'instant, ce qui, à mon sens, reflète l'hospitalité en ouvrant la porte à de multiples interprétations et émotions.

 

CP  : Merci pour ce partage, Ivan. Nous sommes impatients de voir comment les visiteurs réagiront à votre travail. Avez-vous un message pour ceux qui découvriront vos œuvres pour la première fois ?

IR : Je leur dirais de s'approcher, laisser infuser, s’écarter, revenir s’approcher de mes tableaux à nouveau, le tout avec l'esprit ouvert et la volonté de se laisser transporter. Dans une œuvre dite abstraite, la lecture par l’observateur est encore plus  personnelle et intime que dans une œuvre figurative qui généralement raconte une histoire a prioiri, mais pas nécessairement, plus abordable. L’ouverture est donc une posture nécessaire. Certains se laissent transporter, d’autres abandonnent. C’est leur choix. Chaque œuvre est une invitation à la réflexion et à la découverte, et j'espère que chacun trouvera quelque chose qui résonne en lui, une connexion qui transcende les mots et les cultures.

 

CP : Merci, Ivan. Nous sommes ravies, avec Chloé Guillas et Cynthia Pedrosa, de vous avoir parmi nous et attendons avec impatience le début de l'exposition.