Synopsis Exposition « Eau et lumière : broder le vivant »
Lou Salamon
28 novembre 2025 – 10 janvier 2026
Présentée du 28 novembre 2025 au 10 janvier 2026 à la Galerie Catherine Pennec à Clermont-Ferrand, l’exposition « Eau et lumière : broder le vivant » a réuni les œuvres de Lou Salamon, artiste brodeuse, proposant un ensemble de broderies, dessins et matières hybrides où se déploie une exploration sensible et organique du vivant.
L’œuvre de Lou Salamon s’inscrit dans une recherche où le fil devient langage. Chaque point de broderie, chaque perle, capte et diffracte la lumière, évoquant tour à tour la fluidité de l’eau, la vibration du souffle, ou la fragilité des structures naturelles. Formée à la broderie de Lunéville et issue des arts appliqués, l’artiste conjugue précision du geste et liberté du tracé, faisant dialoguer dessin et broderie dans un va-et-vient constant.
Nourrie dès l’enfance par une observation attentive du monde naturel — insectes, végétaux, structures organiques —, Lou Salamon développe un univers foisonnant, où le vivant apparaît dans toute sa complexité. Ses œuvres traduisent une tension entre ordre et débordement, entre maîtrise du motif et expansion de la matière, entre permanence et transformation.
Le geste de broder, souvent décrit par l’artiste comme une forme de danse ou de transe, engage le corps autant que l’esprit. Il permet l’émergence d’un langage à la fois intime et universel, où se croisent des thématiques telles que la vulnérabilité, la résilience et la métamorphose. L’introduction de matériaux comme les perles de verre accentue les jeux de lumière et les contrastes entre fluidité et rigidité.
Déjà présentée dans des institutions et lieux dédiés aux arts textiles et contemporains, Lou Salamon affirme ici une pratique singulière, à la croisée de la broderie, du dessin et d’une écriture plastique profondément habitée.
Volumes
New York réinventée — entre pigments, pixels et mémoire
La Galerie Catherine Pennec a eu le plaisir de présenter l’exposition « Snapshots – instantanés de New York » de l’artiste plasticien Frédéric Nolleau, du 16 octobre au 15 novembre 2025 à Clermont-Ferrand .
Graphiste de formation, Frédéric Nolleau développe une pratique hybride mêlant photographie et peinture, où chaque image devient matière à transformation. À partir de clichés pris in situ à New York, l’artiste engage un processus d’altérations plastiques — effacements, recouvrements, pigmentation, dissections — qui réinvente la ville en paysages mentaux.
Dans ce corpus inédit, New York ne se donne plus à voir comme une carte postale saturée de clichés, mais comme une ville intérieure, fragmentée, sensorielle. Les œuvres, à mi-chemin entre document et fiction, explorent les zones d’ambiguïté : entre réel et imaginaire, entre mémoire et effacement, entre visible et enfoui.
« Ce que je cherche, c’est une tension. Une atmosphère. Quelque chose de légèrement instable, à la frontière du visible », explique l’artiste.
« Je photographie sans chercher la belle image — je cherche des zones d’ambiguïté. »
Le vernissage a eu lieu le jeudi 16 octobre et vous étiez très nombreux à découvrir ses œuvres et à échanger autour de sa démarche singulière, inspirée par le cinéma contemplatif, les récits fragmentés, et les rythmes urbains de la ville-monde.
Photographies
Paul Israël – La Maison du Léopard - 11 octobre /11 novembre 2025
Il arrive qu’une exposition porte un titre comme un masque, une métaphore, ou une clef. La Maison du Léopard, chez Paul Israël, tient des trois à la fois. On y entre comme on traverse un songe : une maison sans murs fixes, habitée d’échos, de fragments et de présences invisibles.
Peintre, écrivain, voyageur sans boussole, Paul Israël a fait de l’errance une méthode, du doute un socle. Depuis la rue du Faubourg Saint-Denis où il grandit – mosaïque vivante de parfums, de cris et de couleurs – jusqu’aux routes de l’Europe des années 70, il ne cesse d’interroger le réel par ses marges.
Formé aux Beaux-Arts de Paris, il côtoie très tôt des figures de la scène alternative et participe à la création de revues où textes et images se répondent dans un dialogue ouvert. Son œuvre s’épanouit dans ce clair-obscur fertile entre peinture, écriture, rêve et mémoire. Bien qu’il ne revendique aucune appartenance, l’esprit du surréalisme traverse ses toiles comme un souffle libre. Des rencontres décisives – Claude Tarnaud, Jacques Lacomblez – ont tissé des passerelles vers une lignée de poètes dont la parole, même silencieuse, éclaire l’image.
Dans La Maison du Léopard, Paul Israël ne donne pas à voir, il invite à habiter. L’animal-titre – à la fois prédateur et apparition – évoque un guetteur du seuil, une force tapie entre instinct et mystère. Chaque œuvre est une pièce, un recoin de cette maison mentale, où cohabitent vestiges d’enfance, visions flottantes, et éclats du monde.
Peindre, chez Paul Israël, ce n’est pas illustrer un discours, c’est laisser affleurer ce qui persiste quand les mots s’effacent. Ses toiles sont les précipités d’un regard inquiet, tendre, lucide. Il y a là une fidélité à l’émerveillement, une forme de résistance poétique au désenchantement du monde.
L’exposition s'est voulue comme un seuil : celui de l’intime, de l’invisible, de l’étrange familier. Un espace d’écoute. Une maison où le léopard veille – et peut-être rêve.
L'envers du décor
Habituellement à l’abri des regards, les œuvres des réserves de la galerie se sont dévoilées pour la première fois ensemble. Peintures sur soie, huiles sur bois, photographies, abstractions géométriques… Ce déballage estival a offert une vision kaléidoscopique de la création contemporaine, entre médiums rares et sensibilités contrastées.
De la soie fine de Zhang Chi aux abstractions vibrantes de Théo Lopez, en passant par les cartons habités de Philippe Hérard et Babu Bommel, les oeuvres sur papier et sur bois de Laurent Delaire, sans oublier les sculptures en papier de Julien Vantal qui ont prolongé leur séjour dans les vitrines de la galerie durant tout l'été .... chaque œuvre résonne avec une autre, dans une polyphonie visuelle.
Une invitation à redécouvrir la collection autrement.
Catherine Pennec
La Galerie, partenaire de l'évènement, a eu le plaisir d'accueillir Julien Vantal pendant le WE des arts en balade
Le travail de Julien Vantal explore les liens entre l’Art, la Nature et l’Homme, interrogeant notre rapport au vivant et à sa fragilité. Il dit ne rien créer mais simplement reproduire ce petit monde que nous ne voyons plus, celui que nous avons cessé de contempler.
À travers ses sculptures, il cherche à raviver cette attention perdue, à nous rappeler la beauté discrète qui nous entoure.
Chaque insecte et chaque plante qu'il façonne prennent vie sous cloche, à la manière des collections naturalistes d’autrefois, témoignant d’un monde à la fois préservé et menacé.
Ses sculptures se distinguent par l'utilisation méticuleuse de pages de livres centenaires, témoins silencieux d’un passé révolu.
Leur grain, leur odeur et leur patine portent une mémoire oubliée qu'il détourne pour capturer l’éphémère.
Ces fragments de papier, jadis porteurs d’une sagesse disparue, trouvent une nouvelle existence dans des insectes et des plantes qui semblent respirer la vie.
Pourtant, ces petits écosystèmes sont aussi des miroirs dérangeants de notre impact sur la nature : des cris silencieux dissimulés dans les plis du papier, nous interrogeant sur ce que nous choisissons de préserver… et d’oublier.
Synopsis
Présentée du 21 mars au 25 mai 2025 à la Galerie Catherine Pennec à Clermont-Ferrand, l’exposition hommage consacrée à Maurice Rocher a rassemblé un ensemble d’œuvres majeures issues de la collection de sa fille Claire Rocher, retraçant avec intensité le parcours d’un peintre expressionniste singulier, profondément habité par les tensions entre sacré et condition humaine.
L’exposition met en lumière les séries emblématiques de Maurice Rocher, des « Églises » aux « Notables », des « Femmes » et « Couples » aux « Suppliciés », révélant une œuvre traversée par une quête spirituelle, une lucidité sur la souffrance humaine et une observation sans concession des rapports sociaux.
Par une matière picturale dense et une palette souvent sombre, l’artiste développe une écriture plastique puissante, où figures et architectures semblent animées d’une vie intérieure.
Le vernissage a constitué un moment d’exception, marqué par l’honneur d’accueillir la famille du peintre, venue partager la mémoire et la présence de cet artiste majeur.
Cet esprit de transmission s’est prolongé le samedi 17 mai lors d’une séance de lecture consacrée à la biographie de Maurice Rocher rédigée par sa fille Anne Rocher.
Accompagnée de ses sœurs, elle a offert au public un éclairage intime et sensible sur l’homme et son œuvre, dans un moment d’échange particulièrement émouvant.
Cette exposition a permis de redécouvrir un peintre inclassable, à la fois mystique et profondément ancré dans la réalité humaine, dont l’œuvre demeure d’une grande actualité.
Des œuvres de Maurice Rocher ainsi que les ouvrages qui lui sont consacrés restent disponibles à la Galerie. Les visuels, accompagnés de leurs titres, années de production, techniques, supports et dimensions, sont consultables sur la rubrique du site internet de la galerie dédiée à l’artiste. La galeriste se tient à disposition pour toute demande ou information complémentaire.
Ouvrages
Anne Rocher : séance lecture et dédicaces le 17 mai 2025 de la biographie consacrée à son père et à l'expressionnisme
32. Visage
Huile sur toile
1975
37x25 (5F)
40. Groupe femmes
Gouache sur papier
1970
21,5 x35,4
31. Visage
Huile sur toile
Non daté
37x25 (5F)
26.
Supplicié N°058
Huile sur toile
1987
100x81 (40F)
Synopsis
Les peintures de Laurent Delaire évoquent toujours la question du passage entre deux mondes. Dans ses tableaux au noir de Mars, le regard est invité à traverser l’obscurité enveloppante pour découvrir la lumière toujours présente à l’horizon.
En 2023 nous avions la joie de découvrir avec « Ces Blancs que je creuse » l’incroyable travail de soustraction opéré par le peintre pour nous emmener vers cette lumière.
Sa série Lisières présentée en 2025 à la Galerie Catherine Pennec à Clermont-Ferrand, emprunte une autre voie, conduisant de la clarté à l’obscurité mystérieuse des sous-bois, espaces d’inconnu et de fascination.
Ces cheminements en apparence opposés sont finalement la métaphore d’une quête introspective.
Forêts profondes, haies, rochers isolés, barrières, ou encore fenêtres et tableaux dans le tableau se détachent d’une profondeur épurée, suggérant autant de chemins vers une exploration intérieure.
En regard, des rouleaux d’écriture asémique, pratique alliant présence au geste et spiritualité assumée, prolongent cette invitation au mystère et à la contemplation.
À propos de l’artiste :
Parallèlement à une carrière de traducteur et d’enseignant, Laurent Delaire (né en 1971) s’est formé en autodidacte et consacre aujourd’hui tout son temps à sa pratique artistique. Travaillant à la croisée de la peinture, du dessin et de l’installation, il est un habitué des salons tels que MacParis et Puls’art.
Ses créations ont été exposées à la galerie Empreintes et lors de résidences artistiques. Parmi ses récentes expositions marquantes, on note le Parcours de l’art à Avignon (2018, 2020), la Biennale de Lyon en partenariat avec la MAPRAA (2019), l’exposition solo au Centre d’art Campredon (2022), ses expositions solo à la Galerie Catherine Pennec en 2023 et à la Galerie municipal d’art contemporain de Chamalières et à la Galerie 66 à Perrigueux en 2024.
Œuvres d'art présentées :
La série Lisières met en lumière des forêts profondes, des barrières naturelles et des éléments isolés, évoquant des chemins vers l’introspection. En regard, des rouleaux d’écriture asémique prolongent cette exploration du geste et de la spiritualité.
La Galerie Catherine Pennec est une galerie d'art contemporain nichée au pied de la Cathédrale de Clermont-Ferrand en Auvergne. Elle présente des artistes émergents et confirmés à travers des expositions de peintures, sculptures, broderies, verreries, céramiques, photographies artistiques et installations.
réalisation du site : nivoit-multimedia.com